CARNETS de VOYAGE, au pays des caribous

Expatrié de l'autre côté de l'atlantique pour diverses raisons, ce blog vous permettra de suivre mes aventures chez les caribous et de garder contact. Alors n'hésitez pas à passer de temps en temps !! (cliquez sur ma photo pour une présentation détaillée)

mardi 23 janvier 2007

Et le titre du "Maudit Français" est pour .....

segolene_royale....Ségolène Royale où comment se mettre le Canada à dos sans avoir encore passé le premier tour!

Radio-Canada

« Polémique » Ségolène Royal

Les réactions se multiplient

Les réactions aux propos de Ségolène Royal au sujet du Québec se multiplient au pays.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, refuse de considérer les déclarations de Ségolène Royal comme un appui au chef péquiste ou à la souveraineté.

Profitant de l'occasion, M. Charest a lancé un pique à l'endroit de M. Boisclair en affirmant que Mme Royal ne gardera pas un « un souvenir impérissable de sa rencontre » avec le chef du parti québécois.

Par ailleurs, M. Charest a tenu à préciser que Mme Royal a nuancé ses propos de la veille.

Minimisant la portée des propos de la candidate socialiste, le premier ministre du Québec a rappelé que ce sont les Québécois qui décideront de leur avenir. Selon lui, Mme Royal gagnerait à observer la règle de non-ingérence de la France dans la politique québécoise.

De son côté, l'ancien premier ministre canadien Jean Chrétien a jugé « offensants pour les Canadiens » les propos de Ségolène Royal sur la souveraineté du Québec.

Il a estimé que le premier ministre Stephen Harper avait « tout à fait raison de la rabrouer »

Par ailleurs, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'étonne que les propos de Ségolène Royal aient soulevé l'indignation dans certains milieux. Il explique que les tenants du fédéralisme n'ont pas protesté quand l'ancien président américain Bill Clinton disait qu'il était préférable que le Québec demeure au sein du Canada. Selon M. Duceppe, cette intervention avait même été applaudie, tant chez les libéraux que les conservateurs.

Un pavé dans la mare

Ségolène Royal, avait jeté un pavé dans la mare diplomatique en déclarant publiquement, lundi, son appui à la souveraineté du Québec.

La presse et la classe politique françaises ne se sont pas gênées pour récupérer cette autre « bourde », rappelant que Mme Royal a déjà vanté l'efficacité du système de justice chinois et, lors d'un autre voyage, a mis du temps à réagir aux propos d'un élu du Hezbollah qui comparait l'attaque du Liban par Israël à celles du régime nazi.

Le quotidien Libération a intitulé sa nouvelle sur le sujet Le couac québécois de Royal, en plus de résumer la situation en disant: « Pas un jour sans une nouvelle polémique autour de la candidate socialiste ». Un autre quotidien, Le Monde, parle également d'une « polémique qui arrive cette fois d'outre-Atlantique ».

La chaîne d'informations continues LCI a pour sa part interrogé de nombreux politiciens, donnant ainsi une visibilité inattendue à cette visite d'André Boisclair.

La ministre de la Défense française Michèle Alliot-Marie s'est dite surprise de la « légèreté avec laquelle Mme Royal traite des questions internationales ». Un autre député UMP, Dominique Paillé, a dénoncé le « vide sidéral » de ses propositions et s'est dit inquiet de ses positions diplomatiques.

Selon Le Monde, le ministre de droite Christian Estrosi a été le plus mordant. Après avoir dit que Mme Royal semblait avoir « comme seule référence le Guide du routard » en politique étrangère, il a conclu: « Après l'Iran, l'Irak, Israël et la Chine, Mme Royal emprunte encore une nouvelle fois le costume de Gaston Lagaffe pour évoquer la politique intérieure du Canada ».

Des socialistes à la rescousse

L'ancien ministre socialiste et actuel président du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Pierre Chevènement, a pris la défense de Ségolène Royal. Il a rappelé qu'elle n'était pas la première à avoir fait des déclarations dans ce sens.

Il a nommé notamment le général de Gaulle qui avait lancé du balcon de l'hôtel de ville de Montréal en 1967 son « Vive le Québec libre! » et l'actuel président Jacques Chirac qui avait déclaré dans les années 90: « La France accompagnera le Québec quel que soit le chemin qu'il prendra ».

Selon lui, Mme Royal n'a pas manqué de jugement ni fait preuve d'un manque de connaissance des dossiers internationaux.

Le compagnon de vie de Mme Royal et premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, est lui aussi venu à la rescousse. Il a affiché sa sympathie pour le Québec, « une lointaine province qui est aujourd'hui, forcément, avec nous dans une relation d'amitié ». Il a toutefois mentionné que la France n'avait pas à s'ingérer dans le débat.

Les nuances de Royal

Ségolène Royal s'est défendue d'avoir fait preuve d'ingérence dans les affaires internes du Canada.

Dans une entrevue à la radio Europe1, elle a indiqué que ce sera aux Québécois de décider et qu'il ne revenait pas à la France de dicter aux Québécois et aux Canadiens ce qu'ils doivent faire.

Elle a précisé le sens du terme souveraineté: « Comme dans toute démocratie, le peuple qui vote est souverain et libre et donc les Québécois décideront librement de leur destin ».

Lundi, Mme Royal a déclaré que sa position « reflétait des valeurs communes, soit la liberté et la souveraineté du Québec ». Elle a ajouté que « le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le coeur des Français vont également dans ce sens ».

Allez Ségolène, sans rancune, vous serez toujours la bienvenue au Québec pour une .....PREMIERE VISITE!!

Posté par franck589 à 09:53 PM - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Merci Ségo !

Eh ben oui, peut-être que la Ségolène a fait une erreur en France pour sa campagne mais nous, les Souverainistes québécois, nous sommes bien contents et nous la remercions de son appui. Merci !

Les ténors canadiens qui se sont indignés dans les médias sont des centralisateurs, des fédéralistes qui sont les premiers à applaudir lors que le président américain vient faire donner des avis sur l'unité du Canada.

Qu'on l'aime ou non Miss Royal, qu'on soit de gauche ou de droite en France, les propos de Ségolène ne vont que reflèter ce que la France répète depuis des decenies de différentes façons : en cas de victoire du OUI, elle appuie le Québec dans ces revendications.

Je trouve que c'est un juste retour de l'histoire, les Québécois sont à 80 % d'origine française, nous sommes une colonie qui a été pris aux mains des Français pour se retrouver aux mains des britanniques. Ce n'était pas notre désir, ce n'était pas la volonté de mes ancêtres de se retrouver gérer par des gens qui ne comprennaient si peu à notre culture.

Et puis, y'avait pas beaucoup de fédéralistes canadiens indignés des propos de Bill Clinton en 1995 à quelques semaines du référendum sur l'avenir politique du Québec lorsqu'il est venu faire un plaidoyer pour le Canada tel qu'il est.

Alors pour maintenant venir faire la morale, messieurs, vous êtes bien mal placés !

Posté par Nénuphar, lundi 29 janvier 2007 à 02:43 PM

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